lundi 28 mars 2011

Buenos Aires

Contrairement à toute attente, c'est l’air de « Paloma » (Coucouroucoucououou  Paloooooomaaaaaaa…) qui a bercé notre arrivée à Buenos Aires.
Les premières vues se sont offertes de la mer, de nuit, avec la sensation de l‘immigrant.





Débarquer, chercher son chemin au milieu d‘une forêt de très hauts immeubles parmi les avenues étroites, atterrir dans un lieu glauque et drôle au son du tango et des rires enivrés.

A la découverte de la ville

La célèbre place de mai, celle des mères pleurant leurs fils,

Le musée etnographique, sa collection d'instruments inaccessibles, les interprétations du gardien de salle sur la civilisation Inca, fascine par sa documentation sur la vision ethnographique des natifs au XIXè




Le café Tortoni, très parisien,

La meilleure pizza de Buenos Aires,
Les propositions pour assister à un show de tango,
Tout cela est apparu comme un prémice à la célèbre Bocca.
La Bocca, quartier populaire et portuaire, emblématique également pour sa bombonnière (LE stade de foot), se caractérise par ses maisons XIX et ses conventillos hauts en couleurs.



Le sentier touristique, où Caminito, saisit par ses flots de touristes qui assaillent boutiques et restaurants où  les shows de tango distraient le visiteur face à sa pizza. Tout est mis en scène pour frapper par la couleur mais ce chemin tracé dans une toute petite parcelle du quartier sent la peinture fraîche et  l’investisseur. A quelques pas de là, le quartier s’affiche dans toute sa beauté et sa pauvreté.
Le gouffre entre les deux visages du quartier scandalise et choque.

Le quartier San Telmo, lui, offre beaucoup plus d’authenticité, et ce n’est qu’en son cœur qu’il revêt un petit côté « Puces » branché.



Palermo, côté Musée des Beaux-Arts, offre une vision bourgeoise de la ville.

Enfin un musée sur notre chemin en Argentine! Il possède une très belle collection de pièces précolombiennes, d’œuvres picturales européennes du Moyen-Age au XXè siècle, de peintres argentins du XIXè au XXIè siècles. L’intérêt fort de cette dernière partie de la collection est de mettre en valeur les relations entre l’Europe et l’Argentine. On notera que chaque mouvement est immédiatement suivi par les artistes argentins jusque dans les années 1960. A partir de ce moment, l’activité artistique est marquée par des happenings et le Pop Art new-yorkais et berlinois.






Buenos Aires, capitale de l'Argentine, pays peuplé d'immigrés à plus de 60%, un détour par le musée de l'immigration s'imposait! Sur le port, un peu à l'écart du secteur marchand actuel, difficile à trouver car personne ne connaît son existence, le bâtiment originel où arrivaient les immigrés et où ils patientaient pour entrer sur le territoire a cessé de servir dans les années 1980. Transformé en musée, il est aujourd'hui fermé pour rénovation.



Le théâtre Colon, réouvert fin 2010, après rénovation pour le bicentenaire de la Libération, offre des visites guidées, dans l'attente de l'ouverture de saison.


La visite fût le clou du spectacle, il y fût question de matériaux, de bateaux pour les acheminer, devant un public plein de "Oooooooohhhhhhhhhhhhhhhh, Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh"; bref, de tout sauf de musique, d'artistes du spectacle et d'oeuvres lyriques. Il fallait surtout retenir que "Le théâtre Colon est le plus grand théâtre du monde."




La perspective du retour a Montévidéo a alors sonné comme une libération...

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