Située dans une vallée a 1OOOm d'altitude, la ville est entourée de montagnes.
L'arrivée, après les bouchons de la capitale, dans une gare routière aux accents de mauvais film policier américain des années 198O, la traversée d'un quartier chaud pour se rendre au métro, le lieu entouré de favelas, une population agitée et qui parle vite : voici notre comité d'accueil !
La Camerata de Caracas, la fameuse, se dévoile enfin et apparaît comme un ilôt de tranquilité au milieu des tourmentes de la ville.
Heureusement, le séjour se passe de visites en visites, les amis de Benjamin nous font excellent accueil et nous nous régalons des transports locaux. Pour l'anecdote, les bussetas qui conduisent aux environs de la ville comptent deux files d'attente : celle des personnes qui seront assises et celles des personnes (comme nous) qui seront debout pendant le trajet; sans compter les fameux bouchons, renforcés par les défilés patriotiques !
Sabine en profite pour prendre son 1er cours de basson baroque auprès de Chochopo, qui nous initie au traditionnel petit-déjeuner vénézuelien, pour notre plus grand bonheur !
Puis, le peintre Oswaldo Vigas nous fait l'honneur de nous accueillir pour nous guider a travers son atelier et nous savourons cet instant délicieux.Benjamin donne quelques cours.
Puis nous nous rendons au Musée des Beaux-Arts.
Nous constatons avec effroi que les salles ne présentent que des œuvres édifiantes des combats idéologiques d'Amérique Centrale et du Sud. Les extraits d'œuvres sélectionnés présentent des textes radicaux, réduisant leurs auteurs, pour certains connus comme humanistes, a de simples partisans révolutionnaires.Par ailleurs, les œuvres accrochées n'abordent les questions révolutionnaires que sous un angle belliqueux. N'y sont de plus présentés que des artistes sud américains ou naturalisés vénézueliens. Les artistes nationaux, de renommée internationale, qui n'affichent pas cette esthétique et ces revendications se trouvaient absents de la collection permanente.
Le Musée des Beaux-Arts de Caracas nous a alors semblé s'apparenter a un musée de propagande politique.
Afin de nous remettre de nos émotions, nous avons profité du week-end pour musiquer avec Andres et Adela, entre marché et bonne table.
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